Les Egyptiens étaient Belges

mardi 19 février 2013

Sur la route de Gizéh, équipé de mon Bull Caterpillar et bien décidé à en découdre avec l’histoire, je passe devant les pyramides de Khéops, Mékirinos et Khé ! Freine ! Tu es arrivé !
Il était temps de faire table rase du passé et de retourner le problème à coup de pelleteuse.
Sous les yeux ébahis d’archéologues quelque peu méticuleux, lesquels creusent équipés de pioches, après quelques divergences d’opinion sur la question de ma méthodologie à adopter pour entreprendre mes fouilles, il était temps de clôturer le débat à coups de dynamite.
Quand d’autres, plus frileux, effleurent l’histoire du bout des doigts, moi - après je l’avoue quelques petites détériorations facilement réparables avec un peu de ciment - je mets à jours toute la vérité à grand coup de pelleteuse.
Je ne comprends toujours pas pourquoi tant de haine à mon égard. De toute façon, la tombe de TousEnCamion n’est pas la seule attraction touristique de ce trou perdu !

Et puis merde à la fin, la vérité historique vaut bien quelques petits sacrifices !

Après un détour malencontreux par de jolies peintures rupestres datant de la préhistoire, d’un coup de bulldozer je remonte d’une strate un passé déjà fort lointain.
Juste le temps d’effacer soigneusement les quelques traces de peinture, couleur orange Caterpillar, sur le bas-relief que je venais de découvrir, je compris rapidement que je venais de faire une découverte qui allait changer à jamais la face du monde.
Il était temps de remonter ce trésor enfuis, afin d’y découvrir les origines de la civilisation Egyptienne.

Stupéfaits, tout au long de mes fouilles, je reconstitue le puzzle de cette histoire qui s’est déroulée sous mes pieds il y a plus de trente siècles. Je découvre les prémisses de l’arrivée des premiers égyptiens lesquels, poussés par la faim, venaient de quitter leurs pays d’origine, la Belgique, en quête de pomme de terre frite.

Les pyramides ne sont pas, contrairement à ce que l’on croyait-être, des tombaux. Mais bien le symbole du cornet de frites retourné, symbolisant à elles seules la pénurie de pomme de terre.
Je compris alors, que le « W » de Wallonie n’est rien d’autre que la représentation des grandes pyramides de Gizeh !

Le W inversé ne représenterait alors que deux pyramides me direz-vous ?

En effet, qu’en est t-il de la troisième ?

C’est là que mon étude prend tout son sens et devient passionnante !

Je venais de mettre au grand jour, les vestiges d’un ancien temple pré-égyptien et quelques dizaines de tablettes, visiblement « prophétiques ». Cette histoire aussi passionnante que visionnaire, prédit la destruction d’un des trois édifices encore en place, des siècles et des siècles après leur construction.

L’une d’elles attira mon attention et portait le titre poétique de « Quand la grande chenille dévorera la pierre », dont je me permets de vous conter un extrait :

« Alors, venue du fleuve sacré, la chenille avança sur le sable, détruisant tout sur son passage. Sa tête ressemblait à un éléphant orange crachant de la vapeur, chevauché par un être rempli d’ignorance et de cupidité, ne laissant derrière lui que la désolation et la tristesse des grands sages.

L’être cupide planta les défenses de son éléphant dans le sol et souleva les fondations de la grande stèle qui pointe vers le ciel. Puis, l’orage gronda et la stèle se brisa, répandant la poussière à des heures de marche à la ronde... »

Comme le relatent d’autres tablettes, leur évolution est prospère et très vite ils désignent leur premier guide spirituel, lequel telle la lueur du phare d’un port, les conduit vers un esprit supérieur qu’ils ont nommé le PhareAcons Héliose Ness 1er.

Son frère, Barthosypothalamus, concepteur d’Atoum-rê (L’obélisque. Qui contrairement aux thèses d’archéologues incrédules, n’est pas la représentation d’un rayon du soleil, mais je le confirme, le symbole d’une frite.) était très jaloux du pouvoir d’Héliose Ness 1er.

Il convint une partie du peuple à se soulever contre le premier. Un long combat s’ensuit et vainqueur, il ordonna à son frère et ceux qui le soutenaient, de se retirer vers les bords du Nil dans ce que nous avons nommés : « La Basse-Egypte ».
Très rapidement, loin des plaines verdoyantes irriguées par les sources des montagnes avoisinantes, propices à la culture de la pomme frite, le peuple fidèle au souverain mourra de faim.

Une nouvelle ère, appelée Période Prospère de Barthosypothalamus, offrait une certaine opulence aux rebelles, à un point qu’ils avaient remarqué qu’ils étaient plus mince couchés. Leur « libérateur » alla jusqu’à se faire représenter de profil, pour paraître encore plus mince sur les bas-reliefs des monuments.

Ce style s’imposa par la suite sur les bas-reliefs d’identité et est devenu un standard sur les stèles (Afin de dissimuler le sur-poids accumulé par l’absorption massive de pomme frite).

Le souverain déchu, désirant retrouver son trône, dans sa quête d’alliés et en passant par la lorraine, remarqua sur le flanc de la montagne l’inscription :

« Montagne gonflable.
Fabriqué à Taïwan
Attention : Ne pas tirer sur la pipette  ! ».

Le souverain tenait là l’occasion de réduire le peuple hostile à la famine en dégonflant ces montagnes nourricières, les privant ainsi de pommes de terre, provoquant par la même occasion une nouvelle crise alimentaire. Ce qui lui donnera toutes les chances de donner le change pour remonter le peuple contre Barthosypothalamus.

Fière de ma découverte, je m’empressai de faire demi-tour et de faire part à la communauté scientifique de cette révélation, quand retenti dans le ciel un grondement sourd, suivit d’une pluie de pierres.

Je me suis réveillé à l’hôpital, après plusieurs semaines de comas. J’appris que le site que je fouillais avait été complètement enseveli par une des pyramides venant de s’effondrer et que je fus extrait des décombres in-extremis.

Aujourd’hui, sur mon lit d’hôpital, je pense à cette prophétie de la chenille et je suis surpris par la concordance avec la réalité. Dès que je serai rétabli, je retournerai sur place enquêter sur cet effondrement, car je me sens le devoir de résoudre une nouvelle énigme historique que j’intitulerai : « Quel est l’imbécile sur son éléphant qui à détruit la pyramide ? ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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